Lancement le 16 décembre 2015 du workshop « Retour sur 20 ans d’évolution des modes d’action publique urbaine » – PUCA

Séance 1 : Mondialisation, métropolisation, fragmentation

 

Les deux dernières décennies sont celles de la montée en puissance de deux processus travaillant conjointement la production des politiques urbaines : la mondialisation etla métropolisation. Dans un contexte de perte progressive de la capacité de l’Etat à réguler l’économie et la société et de montée en puissance de la compétition internationale entre les territoires, les structures métropolitaines montent clairement en puissance. Cette construction intercommunale pose toutefois de nombreuses questions. Elle ne s’accompagne pas nécessairement de la disparition de la compétition interurbaine pour la captation des ressources (groupes sociaux désirés : classe moyennes, touristes, retraités, étudiants ; firmes opérant dans les services de pointe etc.) et l’évitement des « fardeaux » (populations défavorisées, logement social, activités polluantes etc.). A l’échelle de la cité-région, la construction intercommunale s’accompagne par ailleurs d’une évolution géopolitique, une relation de rivalité opposant les cœurs métropolitains et leur hinterland périurbain en voie de structuration. Cette rivalité oppose de plus en plus clairement deux « modèles » de villes : la ville dense, dotée d’un modèle de développement axé sur la production de biens et de services régis par le marché, et la ville diffuse, basée sur l’économie résidentielle. Cette première séance de cadrage sera consacrée à la structuration de ces deux types de territoires concurrents et dépendants, et à ses implications sur l’action publique urbaine (et périurbaine).

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About the Author
Maxime Huré est Maître de Conférences en science politique à l’université de Perpignan Via Domitia, chercheur au CDED et chercheur associé au laboratoire Triangle (UMR 5206). Spécialiste des politiques de mobilité durable (bicyclette, déplacement piéton, nouvelles mobilités), et des relations entre institutions et grandes entreprises de services urbains, il anime des formations sur l’innovation dans les politiques de transport au sein de plusieurs entreprises, écoles d’ingénieurs et universités. Ses compétences portent plus généralement sur les politiques de mobilité, les politiques énergétiques, la sociologie de l’action publique, les grands groupes privés et les méthodes qualitatives. Il a également ouvert un chantier de recherche sur la gouvernance des projets de tours et sur les acteurs de l’immobilier. Il travaille actuellement sur la diffusion des systèmes de vélos en libre service, les dispositifs d’autopartage, les systèmes ferroviaires en France et aux Etats-Unis et les mobilités périurbaines. En 2015, il a reçu le prix jeune chercheur de la ville de Lyon. En 2016, il a été boursier de la fondation Palladio pour l’immobilier.

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